Dimanche 19 juillet 2009 7 19 /07 /Juil /2009 11:56
http://www.youtube.com/watch?v=4Zvz2GJaIqI

L'Estaca  est une chanson composée en 1968 par le chanteur Lluis Llach durant la dictature du Général Franco en Espagne. C'est un cri à l'unité d'action.
D'abord symbole de la lutte contre l'oppression franquiste en atalogne, elle est devenue un symbole de lutte pour la liberté et a été traduite en de nombreuses langues.
L'Estaca a été choisie comme hymne officieux du Club de rugby de Perpignan l'USAP dans sa version catalane.
Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : catalans
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 20:50

 

« Chez ma tante »

On doit ce sobriquet de « Ma Tante » au Prince de Joinville, troisième fils de Louis-Philippe, qui, pour honorer ses dettes de jeu, avait dû déposer sa montre au Mont-de-Piété. N’osant l’avouer à sa mère, la reine Amélie, qui s’étonnait de ne plus la lui voir porter, il aurait prétexté l’avoir oubliée chez sa tante !

 

« Mettre au clou »

Cette expression renvoie à l’image des objets qui, déposés en gage, étaient autrefois suspendus à des clous.

 

Le terme Mont-de-Piété

Lorsque à Pérouse (Italie) en 1462, le moine Barnabé de Terni accorde sur gages des avances sans frais et sans intérêt, il les appelle « crédit de piété » : en italien : monte pietà. Cette expression fut par la suite mal traduite par les français qui la transformèrent en Mont-de-Piété.

 

Les parapluies

On raconte que l’un d’entre eux appartenait à la petite fille d’un ministre de Louis Philippe qui reconduisit le gage pendant vingt cinq ans. On raconte aussi que le dépôt d’un parapluie fut renouvelé quarante sept ans de suite. Le pebroc croulait sous les étiquettes de bulletin. Un membre du conseil de surveillance, ému par cet objet, le dégagea et voulut le rendre à son propriétaire légitime. Celui-ci refusa cette aumône et le parapluie retourna au Mont de Piété.

 

La lettre de Claude Monet

« ma pauvre femme a succombé ce matin à dix heures et demie après avoir horriblement souffert. Je suis consterné de me voir seul avec mes pauvres enfants. Je viens encore vous demander un nouveau service, ce serait de faire retirer du Mont-de-Piété le médaillon dont je vous envoie ci-inclus la reconnaissance. C’est le seul souvenir que ma femme avait pu conserver et je voudrais pouvoir lui mettre au cou avant de partir … »

Datée du 5 septembre, la lettre est adressée au Docteur Bellio, médecin et collectionneur parisien. L’état où l’on voit réduit un peintre dont les toiles allaient bientôt valoir des fortunes renseigne en quelques mots sur l’institution du Mont de Piété, devenu crédit municipal de Paris.

 

Le don de Santos Dumont

Vainqueur le 19 octobre 1901 du prix Deutsch de la Meurthe, pour avoir relié en trente minutes aller-retour Saint-Cloud à la Tour Effel avec son dirigeable, l’ingénieur et aéronaute brésilien Alberto Santos Dumont fit don de la moitié de son prix à l’institution. Cette donation de 50.000 francs permit de dégager 7382 objets : vêtements, chaussures, literie, linge de corps et instruments de travail.

 

Au secours des parisiens

En 1928, devant le froid sibérien qui s’abat sur la capitale, la direction du Crédit municipal décide de remettre gratuitement aux petits déposants des gages calorifiques : ouvertures, châles de laine, édredons. Deux jours plus tard, la mesure est étendue aux pardessus d’hommes, manteaux de femmes et sous vêtements.

 

54 ans plus tard !

Le 30 janvier 2003, soit 54 ans 4 mois et 16 jours après avoir été déposé, un lot de bijoux (2 colliers et une médaille) a été récupéré par la famille de « l’engagiste »e qui, durant toutes ces années, avait réglé régulièrement  les intérêts du prêt. Désormais, ces bijoux historiques repris avec émotion resteront donc dans la famille et iront à l’une des arrières petites filles de « l’engagiste ».

 

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : Histoire
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 18:29

 

Poste parisienne !!!

Un prix pourrait être attribué à cette guichetière d’un bureau de poste parisien pour son élégance et son humour !

 

Cette guichetière se trouvait face à une longue file de clients mécontents, lassés d’attendre pour pouvoir enfin déposer un chèque, retirer un chéquier ou envoyer du courrier.

C’est alors qu’un client excédé, se taillant un chemin jusqu’au guichet, jette son bordereau sur le comptoir et dit :

-         JE DOIS encaisser ce chèque  TOUT DE SUITE !

-         Je suis désolée, Monsieur. Je serai heureuse de vous aider tout à l’heure, je dois d’abord m’occuper des autres clients, mais soyez sûr que votre tour viendra.

 

Le client ne s’en laisse pas conter. Il crie très fort de manière à ce que tout le monde l’entende : EST-CE VOUS SAVEZ QUI JE SUIS ?

 

Alors sans aucune hésitation, la préposée se lève et s’adresse à tous les clients présents :

-         Puis-je avoir votre attention s’il vous plait ? Sa voix raisonnant dans le bureau.

Nous avons au guichet un client qui NE SAIT PLUS QUI IL EST ; Si vous êtes en mesure d’aider cette personne à trouver son identité, nous vous prions de bien vouloir l’en informer. Merci.

 

Alors que toute la file éclate de rire, le client furibard s’exclame : « Je t’enc***** !

 

Sans broncher, la guichetière sourit et dit :

-         je suis désolée, Monsieur, mais pour cela aussi il faut être capable de faire la queue ! 

 

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : Humour
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Lundi 13 juillet 2009 1 13 /07 /Juil /2009 11:13

Ceux qui viennent de lire l'Avers et le Revers se rappeleront du long passage consacré à Etienne de la Boétie, originaire de Sarlat. Nous le retrouvons aujourd'hui d'une façon un peu inattentue mais combien vraie dans cet édito de Maurice Ulrich.

Au XVIe siècle, Étienne de la Boétie n’a que dix-huit ans quand il écrit son Discours de la servitude volontaire, nourri de sa connaissance de l’histoire et de ses lectures des auteurs grecs et latins. L’ouvrage est audacieux : « Soyez résolus à ne plus servir et vous serez libres », écrit-il. Plus loin il évoque ceux qui, « quand la liberté serait entièrement perdue et bannie de ce monde, l’imaginent et la sentent en leur esprit et la savourent ». En 1793, l’article 35 de la Constitution de la république allait jusqu’au droit à l’insurrection : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »
Ce que l’on appelle aujourd’hui la désobéissance civile n’est pas une idée neuve. Mais c’est l’Américain David Thoreau qui invente le terme en 1849, dans un essai intitulé Résistance au gouvernement civil, écrit pour justifier son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre au Mexique.

Mais nous sommes en démocratie ! Certes, mais il y a dans l’air du temps d’inquiétants fantômes et des dérives insidieuses. Que se passe-t-il en France, quand on arrête un enfant de huit ans pour un excès de vitesse en vélo ? Quand on en emmène deux autres, encore plus jeunes, au commissariat pour un vol présumé ? Quand on poursuit à Paris un vendeur de l’Humanité, aujourd’hui heureusement relaxé, quand un lycéen est sommé de s’engager par écrit à ne participer à aucune action collective, pour être admis à revenir dans son établissement l’an prochain ? Quand « Sarkozy je te vois » ou « Casse toi pauv ’con » sont passibles de poursuites ? Que se passe-t-il quand un magistrat à Bordeaux, neuf ans après les faits et alors qu’un non-lieu avait été requis, décide de traîner en justice les organisateurs d’une exposition à la qualité reconnue ? Que se passe-t-il quand un employé dénonce son collègue, comme dans la banque que nous évoquons ci-contre ? Quand un psychiatre est mis en cause ? Quand une assistante sociale décide, de son propre chef, d’avertir la police qu’un sans-papiers s’est présenté à elle. La Boétie disait encore que l’affaiblissement des libertés dans le coeur des hommes vient aussi de l’habitude.Tous ces faits ont en commun qu’ils ne sont pas des attaques brutales contre les libertés. Il ne s’agit pas de violence d’État, de répression caractérisée. Mais ils ont ceci d’inquiétant, précisément, qu’ils sont quotidiens et que ceux qui en sont à l’origine n’ont reçu aucune consigne, aucun ordre, mais ont intégré, oui, disons le mot, une forme de servitude. Elle ne vient pas de rien. Cet air du temps vient des vilaines marmites des démagogies sécuritaires, de la chasse aux sans-papiers, des charges de police contre des manifestants, d’une certaine vision de l’ordre qui n’est pas autre que le maintien du désordre existant. Violemment inégalitaire, dur aux pauvres et aux plus démunis, aux immigrés, aux sans-droits, aux salariés.

La désobéissance affirme que la liberté est au coeur de l’homme. Qu’elle est l’esprit même de l’humanité, de la raison. Elle a eu ses heures éblouissantes et tragiques. Dans la résistance, dans la lutte contre les guerres coloniales. Elle a aujourd’hui des formes diverses dont les plus évidentes sont dans l’éducation nationale ou dans un réseau comme Éducation sans frontières. Elle ne se contredit pas avec des luttes plus larges, sociales et politiques pour de véritables changements, pour des majorités ouvrant de réelles alternatives à la politique actuelle. La démocratie n’est pas une figure de cire. Elle ne vit que dans l’action pour changer le cours des choses.

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : actualites
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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 12:16
Désobéissances administratives
 
Ils ont choisi de désobéir : professeurs , employés de banque, praticiens hospitaliers… Nombreux sont ceux qui refusent d’appliquer des mesures gouvernementales qu’ils jugent contraires à l’intérêt général. Denis Mendras, conseiller clientèle à la Caisse d’épargne d’Aubenas, vient d’être licencié après avoir refusé de vendre un placement financier .

« Au vu de l’ensemble des éléments, je vous licencie pour faute grave », c’est en substance la teneur de la lettre de licenciement que Denis Mendras, conseiller clientèle à la Caisse d’épargne d’Aubenas depuis dix ans, a reçu il y a quelques semaines. Son erreur : ne pas avoir tout fait pour vendre un produit financier peu adapté à son client, promu par une agence de consulting. Le 5 mai, Denis Mendras accepte un « rendez-vous en tandem » (avec le consultant) afin de proposer à un de ses clients ce placement – un montage financier indexé sur un panier d’actions. Lors du rendez-vous, l’intervenant présente son fonds commun de placement, mais, pour Denis Mendras, « il l’a présenté de façon mensongère. Le client s’est rapidement positionné contre ce placement, alors je lui ai proposé un autre moins risqué. Ce qu’il a accepté. Pendant que je saisissais l’ordre d’achat, le consultant a continué à le harceler. » Le conseiller clientèle rapporte que « ce client a fini par s’emporter. L’entretien en est resté là. » Dans l’après-midi, Denis Mendras fait part de son mécontentement à son supérieur. Lequel ne réagit pas.
Plus tard dans la soirée, le chargé de clientèle apprend que « d’autres collègues avaient, également, rencontré des difficultés, lors de rendez-vous » similaires. Ce qui le pousse à refuser de réaliser d’autres rendez-vous en tandem. « Mon chef est venu me voir en me disant : “Tu n’as pas le choix. Tu n’es pas en position de refuser les compétences d’un professionnel.” Je n’ai pas cédé », relatet- il. L’épisode aurait pu en rester là. Sauf que « le directeur d’agence et le consultant ont dit à leurs supérieurs que j’avais saboté la mission », ajoute-il. Après vingt-cinq ans passés chez l’Écureuil, Denis Mendras est « atterré » et refuse qu’on le taxe de défaut de conseil dans la mesure où il a « trop le respect du client. Aujourd’hui, nous ne sommes plus des conseillers bancaires mais des commerciaux qui doivent vendre des produits sur lesquels on dégage le plus de marge. »
Cette recherche du quantitatif à tout prix, Jean-Paul Krieff, délégué central CGT, la combat au quotidien. À l’agence d’Aubenas, une collègue de Denis s’est également vue reprocher d’avoir « respecté son client ». Pour ces deux employés qui approchent de la cinquantaine, leur culture bancaire est « en décalage total, avec ce qui leur est aujourd’hui demandé. Tous les jours, leur direction leur soumet une feuille avec des objectifs à atteindre. Si le conseiller clientèle fait entrer de l’argent, mais ne vend pas les produits du jour, alors son bilan ne sera pas bon », insiste le syndicaliste.
Le dossier de Denis Mendras va passer en conseil de discipline national (CDN), une instance paritaire qui a pour fonction de donner son avis, mais qui reste consultative. « Les témoignages de salariés qui ont vécu un tandem avec ce consultant sont sans appel », commente Jean-Paul Krieff. Et de citer le cas d’un conseiller qui affirme que l’expert a menti en surévaluant le rendement du fonds. Mais qui malheureusement renonce à témoigner par peur d’être sanctionné. Des clients aussi attestent des bonnes relations qu’ils entretenaient avec Denis Mendras. Comme madame B. qui a écrit au directeur de l’agence, en apprenant l’affaire. « Depuis quelque temps la politique de la Caisse d’épargne a changé, privilégiant ses intérêts personnels au détriment de ceux des clients. Or, Denis Mendras a toujours été à notre écoute. Et s’il est vrai que depuis un certain temps les placements n’ont pas été fructueux, les pertes ne sont pas le fait de notre conseiller financier, mais d’une mauvaise gestion à très haut niveau (exemple Natixis). Il est par conséquent nécessaire d’éliminer ceux qui gênent, c’est-à-dire des employés comme monsieur Mendras. »

Clotilde Mathieu

(Humanité)
Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : actualites
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