Vendredi 9 septembre 2011 5 09 /09 /Sep /2011 17:41

Pourquoi les Français n’ont-ils pas le moral ?

 

La situation économique se dégrade, en France et dans le monde avec les graves conséquences que nous connaissons tous, ou pour au moins une grande majorité: celle qui ne fait pas partie des « nantis ». Pour un certain nombre ils ont cru au « miracle Sarkozy ».

 

Nous voulons tous que ça change et que ce ne soit plus le pouvoir financier qui nous dirige.

 

Mais comment changer de cap ?

Qui sera capable de changer cette orientation ?

 

La gauche,

Oui, je le pense mais pas la gauche caviar, ça suffit !

Les socialistes ? Peut être s’ils ont le courage le proposer un programme progressiste, par ex.

-         refuser toute règle d’or, car elle oblige à une purge sans précédant  dans le pays et tout dogme d’un déficit ne dépassent pas 3% du PIB,

-         juguler la récession mais en prenant l’argent là où il est, par ex. taxation des revenus du capital au même titre que ceux du travail ; rappelons que ces derniers sont taxés à 40% contre 18% pour les revenus du capital.

-         L’égalité de contribution de tous les revenus au bien commun est une piste centrale.

Il faudrait aussi que le P.S. renonce au monopole de la Gauche et accepte de faire union avec d’autres partis.

 

Le Front de Gauche est toujours présenté comme minoritaire dans les sondages ? Vérité ou intoxication ?

 

Actuellement, s’ils n’ont pas le moral, les Français ne sont pas décidés à aller voter : dégoût de la politique, ils ne croient plus à un changement possible. Iront-ils voter ? et pour qui ?

 

Informer et s’informer me semble très important en intensifiant le dialogue.

 

Voilà pourquoi, moi non plus il y a des jours où je n’ai pas le moral parce que j’ai peur d’avoir le choix entre Sarkozy et Le Pen !!!!!!!  Tout mais pas ça.

 

 

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : actualites
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 15:15

CHIBANIS.jpgSOS Chibanis. L'association organise une conférence-exposition de 60 photos, le mercredi 31 août à 17 heures à la maison du Travailleur Catalan.

 

Monsieur Atia, directeur de l’Ampil de Marseille, viendra nous parler de ces «Chibanis», discrets travailleurs retraités originaires du Maghreb et que l’on maltraite aujourd’hui.
On a été les chercher pour reconstruire la France dans les années 60, et après une vie de labeur ingrat associé à de multiples brimades parce qu’isolés et ne parlant pas le français, exploités souvent comme des esclaves, voilà qu’on les traite comme des fraudeurs, allant jusqu’à leur retirer leurs maigres allocations de logement ou de vieillesse, et même leur demandant de rembourser celles déjà reçues!!!


C’est une honte pour nous de les traiter ainsi au lieu de les laisser vivre leur retraite dans la paix et la reconnaissance!


Et pourquoi l’État français se conduit de façon si indigne envers ces «cheveux blancs» de 70, 80 ans et plus?


En dehors de la politique discriminatoire voire expulsive envers les immigrés, et des règlements hostiles aux Maghrébins, il y a la non-reconnaissance de leur situation particulière. Ils ont l’obligation de garder leur résidence principale en France pour pouvoir bénéficier des prestations sociales leur assurant un minimum vital auquel ils ont droit. On leur refuse le droit de vivre leur retraite au pays ou à une libre migration alternée. S’ils y retournent pour un séjour, on leur impose un règlement qu’on ne leur a jamais expliqué clairement. On fait tout pour les renvoyer chez eux sans un sou. Vive la France!!!

 

Monsieur Atia, qui travaille à la défense des immigrés, va nous dire comment se passe cet acharnement administratif et comment eux et leurs soutiens luttent en France pour obtenir le rétablissement juste des droits, de leurs droits pour vivre normalement.

 

Nous ne devons pas tolérer qu'on les traite ainsi! Venez voir les photos qui montrent leur vraie vie et apprendre toute l'étendue de ce scandale. Nous devons savoir, nous ne pouvons laisser faire cette injustice.


Monsieur Atia, sera accompagné de l’auteur des photos, monsieur Kammar Idir et de monsieur Ali, un très bon musicien berbère qui nous fera entendre la musique de là-bas. Le vernissage de l'exposition suivra la conférence.

 

Si vous habitez notre région et si vous y êtes en vacances, venez et entraînez vos amis le mercredi 31 août à la maison de Travailleur Catalan 44, route de Prades à Perpignan.
 Les Chibanis comptent sur vous!

·  Le Collectif SOS CHIBANIS 66

Par jacqueline66 - Publié dans : actualites
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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 09:32

Une grande figure du combat pour l’émancipation humaine s’est éteinte. Léopold Figuères, dit «Léo», est décédé, lundi, à l’âge de quatre-vingt treize ans, à Prades, dans le pays de son enfance, où il séjournait en vacances.

 

img_1312788127_130-L.-FIGUERES.jpg Léo Figuères est né le 27 mars 1918 dans une vieille famille d'horticulteurs de Perpignan. Son père s'installe à Prades en 1922 pour se faire embaucher comme journalier. A l'âge de 15 ans, Léo est apprenti typographe à Perpignan. La lecture de l'Humanité et la fréquentation du monde ouvrier le décident à adhérer aux Jeunesses communistes à l’âge de 14 ans. Il en devient responsable départemental puis national à partir de 1936.

En 1935, il adhère au Parti communiste. Le 14 juillet 1935 il prononce la déclaration commune des organisations de jeunesse du Front populaire au meeting du stade Buffalo à Paris. D'août 1935 à mars 1937, il suit à Moscou les cours de l'Ecole de l'Internationale. A son retour, il fonde l’Union de la Jeunesse Agricole de France (UJAF) dont il sera le représentant au Congrès Mondial de la Jeunesse pour la Paix qui se tient à New York en août 1938.

Parti à l’armée en Corse en 1938, il participera aux activités de résistance dans l’île à partir de 1940. Puis il dirige depuis Lyon, entre mai 1941 et septembre 1944, l’ensemble de l’organisation des Jeunesses communistes clandestines pour la zone sud de la France. L'action de Léo dans la Résistance et l'importance de ses responsabilités lui ont valu la Médaille de la Résistance, la Croix du Combattant volontaire et la Légion d'honneur. A l'Assemblée consultative provisoire de Paris, en décembre 1944, il représente les Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP).

Le 18 avril 1945, il épouse Léa Lamoureux (dite Andrée), jeune militante de l'Union des jeunes filles de France qui avait rejoint la résistance à l’âge de 18 ans et qui avait été son agent de liaison. De cette union naîtront quatre enfants.
Le 21 octobre 1945, aux élections à la première Assemblée nationale constituante, le Parti communiste lui demande de conduire la liste dans le département des Pyrénées-Orientales dans lequel il avait longtemps milité. Soutenue par les militants et l'hebdomadaire Le Travailleur Catalan, la liste communiste devance les listes socialiste et radicale. Le 2 juin 1946, il est réélu membre de l'Assemblée constituante.

Pour assurer pleinement les fonctions de Secrétaire général de l'Union de la Jeunesse républicaine de France et de directeur de son hebdomadaire l'Avant-Garde, Léo Figuères abandonne aux élections législatives la tête de liste à André Tourné, lui-même se présentant les 10 novembre 1946 et 17 juin 1951, sans espoir d'être élu, en deuxième position.

Dirigeant national du Parti communiste français, membre du Comité central (1945-1976) et de son secrétariat (1959-1964), il sera également directeur de la revue théorique du PCF, les Cahiers du communisme jusqu’en 1976.
Lors de la guerre d’Indochine, il se rend en tant que journaliste au Vietnam en guerre au début de 1950. Il y rencontre les dirigeants de la République Démocratique du Vietnam dont Hô Chi Minh. Il en rapporte des reportages et publie un livre pour demander l’arrêt de la guerre coloniale et la paix, qui lui valent poursuites et condamnation.

A la fin de la guerre d’Algérie, à la tête de la manifestation du métro Charonne, à Paris, le 8 février 1962, il est matraqué par les forces de police alors que, ceint de son écharpe d’élu, il informait le commandement des CRS de la dispersion de la manifestation. La répression fut féroce et fit 9 victimes dont un jeune communiste de 15 ans, Daniel Féry.

Il est élu conseiller général de la Seine puis des Hauts-de-Seine entre 1959 et 1993. Maire de Malakoff de 1965 jusqu‘à son départ et son remplacement par Catherine Margaté en 1996, il sera pendant plus de trente ans un maire passionné, contribuant à faire de sa commune une ville très appréciée de sa population. Elu respecté et estimé, Léo, comme beaucoup d'habitants l'appelaient, était très proche de ses concitoyens. Il en était depuis le Maire honoraire.

Si Léo nous a quittés, sa voix rocailleuse où roulent tous les galets de la Têt, nous parvient toujours au travers de ses nombreux ouvrages consacrés au mouvement ouvrier et au difficile chemin de la construction d’un socialisme démocratique.

La direction du Travailleur Catalan, la Fédération des Pyrénées-Orientales du Parti communiste français saluent la mémoire de ce combattant profondément attaché à son idéal et présentent à la famille de Léo, à tous ses proches, leurs plus sincères condoléances.

 

J'ajouterais à titre personnel, que je l'ai bien connu et j'ai le souvenir de quelqu'un qui avait toujours un accueil chaleureux dans sa mairie de Malakoff et que ses déclarations sont restées en mémoire. Il aimait venir à Perpignan.

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : Histoire
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 16:43

 

            Une déclaration du PCF sur l’affaire DSK

 

Avec tous les Français, nous sommes stupéfaits par l’affaire qui touche Dominique Strauss-Kahn. Avant tout la présomption d’innocence doit prévaloir. Malheureusement  en France, elle paraît déjà disparue tant les médias, contre toute interdiction, ont largement diffusé les images d’un homme menotté dont la culpabilité reste à prouver. Nous n’oublions pas la victime présumée. Peu importe la stature et la qualité de son agresseur supposé, elle a le droit à la justice.

 

Enfin nous sommes choqués par les médias relayant les tenants du libéralisme dans l’idée que le plan du FMI, incarné par DSK, appliqué à la Grèce, au Portugal, à l’Irlande, voire à l’Espagne, est un plan de sauvetage acclamé par les populations.

 

La sinistre affaire touchant son président ne doit pas faire oublier que le FMI impose à ces peuples une austérité drastique (allongement de l’âge de la retraite, baisse de salaires, coupes sombres et privatisations dans les services publics, licenciements,…).

En réalité ce tour de vis ordonné vise à leur faire payer une dette dont ils ne sont pas responsables.

 

Peu importe l’issue de cette affaire, la gauche n’est pas désemparée, elle doit en profiter pour revenir à ses fondamentaux, à sa raison d’être, porter des propositions alternatives sociales et citoyennes tournant le dos aux dogmes libéraux. Un projet de société financé par de forts prélèvements sur les marchés et revenus financiers, sur la spéculation et les dividendes.

Par ailleurs ces événements invraisemblables nous amènent à dénoncer le présidentialisme et la personnalisation de la vie politique, induits par la Vème République et la sacralisation de l’élection

présidentieaffaire D S Klle ce qui fait tourner toute la vie politique autour d’un homme providentiel. Nous voulons rappeler que la politique, ce n’est pas cela, ce n’est ni l’affaire DSK, ni la «peopolisation» des vies personnelles des élus et des représentants politiques.

 

Nicolas Garcia. Secrétaire départemental du PCG 66

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : actualites
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 16:35

Les images qui ont tourné en boucle sur les chaînes de télévision au mépris de la présomption d’innocence ont abasourdi nombre de Françaises et de Français. Mais l’affaire Strauss-Kahn a révélé au grand jour un des travers les plus graves de la constitution de la Ve République. Car si l’histoire dans laquelle est plongé le président du FMI a pris ces dimensions démesurées, on le doit surtout à un système institutionnel dont la perversité atteint, au creux d’une affaire privée, son paroxysme.
Le texte fondamental de la République portait en lui, dès les origines, la personnalisation à outrance et le recours à l’homme providentiel. La réduction du mandat présidentiel, l’inversion du calendrier électoral ont achevé de faire prédominer la réalité d’une monarchie élective.
Et comme si cette dérive ne suffisait pas, il a fallu que le PS singe le barnum d’outre-Atlantique en organisant le casting des primaires. Au point, absurde, de rendre la question de sa victoire dépendante d’une éventuelle affaire de mœurs…
«Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun…» clame l’Internationale et contrairement à ce que voudraient laisser croire nombre de journalistes et de politiques, le peuple de gauche, s’il est stupéfait, n’est pas orphelin, ni désarmé. Son destin n’est pas suspendu aux lèvres d’un homme qui n’avait d’ailleurs pas encore déclaré sa candidature. Un homme dont le bilan à la tête du FMI était loin d’avoir l’assentiment de ceux qui jugent que les peuples n’ont pas à régler les factures des banquiers et que les comptes publics n’ont pas à assurer le train de vie des marchés financiers. Les Grecs, les Irlandais, les Espagnols, les Portugais en savent quelque chose, eux qui paient très fort les choix du FMI et de la Commission de Bruxelles.
Le peuple de gauche ne devra pas son succès à la séduction d’un homme (ou une femme) providentiel à l’écoute des fluctuations des sondages. Ce qui permettra un succès, c’est la capacité de répondre aux aspirations d’un peuple qui souffre de quatre ans de sarkozysme, qui se sent méprisé par une oligarchie imbue de sa richesse et de son pouvoir. C’est donc de programme, de propositions, de projet qu’il faut d’abord discuter. C’est donc de volonté politique, d’audace qu’il faut débattre pour être capable de résister au moindre froncement de sourcil du CAC 40.
Ce dont nous avons besoin, c’est aussi, dès maintenant, de mobilisations, d’interventions citoyennes pour, en même temps, se défendre et forcer le pouvoir actuel à reculer, et peser sur les choix des candidats de gauche afin qu’ils répondent au mieux aux attentes populaires.
C’est tout le sens de l’appel des communistes à créer un front contre la vie chère.

 

article paru dans le Travailleur Catalan

Par jacqueline66 - Communauté : Diaspora Zorange - Publié dans : actualites
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