
la traversée de la Manche par Louis Blériot à bord d'un monoplan "Blériot XI"
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la traversée de la Manche par Louis Blériot à bord d'un monoplan "Blériot XI"
Maison de La Boétie à
SarlatEtienne de la Boétie est né le 1er novembre 1530 à SARLAT dans le Périgord.
Fils d’un lieutenant particulier du sénéchal du Périgord et d’une famille de magistrats, il grandit dans un milieu éclairé. Son entourage est principalement composé de bourgeois cultivés.
La Boêtie est encore fort jeune à la mort de son père. L’enfant est élevé par son oncle Estienne qui prend le plus grand soin de l’éducation de son neveu. Il est pour ce dernier un second père, ce qui a fait dire à Estienne « qu’il lui doit son institution et tout ce qu’il est et pouvait être ».
Il fait ses études au collège de Guyenne (le plus brillant collège du Midi) puis étudie le droit à Orléans. L école de droit est alors en même temps école de philosophie et constitue un foyer actif pour la diffusion de l’humanisme et même de la Réforme.
A 23 ans, La Boétie est Conseiller au Parlement de Bordeaux. Il est le collègue de Montaigne à qui il inspire une amitié passionnée et est partisan des thèses modérées de Michel de l’Hospital. Poète, auteur de nombreux sonnets, de vers latins, de traductions de Xénophon et de Plutarque, il est surtout connu pour son Contr’un ou Discours sur la servitude volontaire qui, qui sans défendre de système politique particulier, constitue une sévère critique contre la tyrannie. Ce texte ne sera publié qu’après sa mort dans un recueil collectif d’inspiration protestante, Le réveil-matin des Français en 1574. Le texte fut réimprimé à chaque période de lutte pour la démocratie (en 1789, en 1835 et en 1857 contre Napoléon III).
Montaigne décrit la fin de son ami dans une lettre à son père et termine cette lettre en des termes émouvants : le 18 du mois d’août de l’an 1563, Etienne de La Boétie expire. Il n’est âgé que de 32 ans 9 mois 17 jours »
Pour La Boétie, il ne peut exister de tyrannie sans l’assentiment du peuple. De ce point de vue, la servitude est donc par essence volontaire. Le tyran est en effet toujours seul face à des millions d’hommes et il suffirait que ces millions d’hommes cessent d’obéir pour que la tyrannie disparaisse. Le rapport de force est toujours en faveur des gouvernés. La nature nous soumet naturellement à nos parents et à la raison mais ne nous fait esclaves de personne. Nous sommes donc esclaves parce que nous le voulons bien. Mais vivre libre, c’est être heureux. La servitude volontaire apparaît donc comme une réalité paradoxale, un problème qu’il s’agit de résoudre. Pourquoi donc les peuples acceptent-ils de se soumettre un tyran ?
La première raison réside dans l’habitude. L’homme qui connaît la liberté n’y renonce que contraint et forcé. Mais on s’habitue à la servitude et ceux qui n’ont jamais connu la liberté « servent sans regret et font volontairement ce que leurs pères n’auraient fait que par contrainte »
La deuxième raison est que les tyrans affaiblissent leur peuple. Ils le feront par exemple en leur donnant des jeux, des spectacles. Le tyran allèche ses esclaves pour endormir les sujets dans la servitude. Le tyran accorde des largesses à son peuple sans que celui-ci se rende compte que c’est avec l’argent général et la nécessité de l’ordre public. D’autres utilisent l’artifice de la religion pour susciter la crainte du sacrifice, utilisant la tendance de l’ignorant à la superstition.
Enfin, la dernière raison qui permet la tyrannie est qu’une partie de la population se met à son service par cupidité et désir d’honneurs. Certains hommes flattent leur maître espérant ses faveurs, sans voir que la disgrâce les guette nécessairement, devenus complices du pouvoir. Ainsi se forme la pyramide sociale qui permet au tyran d’asservir les sujets les uns par le moyen des autres. La résistance et l’usage de la raison sont donc les moyens de reconquérir la liberté car des tyrans on peut dire qu’ils ne sont grands que parce nous sommes à genoux. Il n’est donc pas besoin de combattre les tyrans, il suffit de ne plus consentir à la tyrannie : Soyez résolus de ne servir plus et vous voilà libres
Faut-il rappeler que La Boêtie n’avait que 19 ans quand il a écrit ce texte et que bien que catholique et vivant dans une période de guerre de religions, il était ouvert à la liberté de culte, à la tolérance et au dialogue entre tous.
LA PECHE AU LAMPARO
à suivre ......
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