Les déficits publics inquiètent l'UE

Les ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe) ont eu quelques difficultés à se mettre d'accord hier sur une stratégie de sortie de crise.
Outre la procyclicité et les normes de Bâle II (Reuters), les déficits alarmants des pays membres étaient au coeur du débat : comme le rappelle l'AFP, 20 des 27 pays de l'UE devraient avoir cette année des déficits supérieurs à la limite européenne de 3% du Produit intérieur brut (PIB), dont 13 pays sur 16 appartenant à la zone euro. Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker, appuyé par la présidence suédoise de l'UE, a ainsi souligné que les politiques de relances ne pourraient être éternellement maintenues et que les déficits publics devraient être réduits par étapes.
Pas de risque de déflation cependant, a-t-il ajouté, bien que la zone euro ait connu en juin un recul des prix à la consommation sur un an, de 0,1%, un phénomène inédit dans son histoire, rappelle l'AFP via Le Figaro.
Les chiffres récents de l'économie incitent tout de même l'éditorialiste Frédéric Lemaître à s'interroger, dans Le Monde : et si la crise économique ne faisait que commencer ? D'autant plus que les Européens peinent à s'accorder sur les politiques communes à mettre en oeuvre. Et pour l'ancien député Michel Rocard, dans Le Monde, la victoire des conservateurs aux élections européennes de juin ne va pas améliorer les choses.
Extrait d’une revue de presse de « Toute l’Europe »