pour un nouvel essor de la démocratie
POUR UN NOUVEL ESSOR DE LA DEMOCRATIE
A l’appel de la Ligue des droits de l’homme, 35 organisations ont proposé, mardi, un pacte citoyen pour un nouvel essor de la démocratie. La raison? «Les gouvernants n’ont pas reçu mandat de remettre en cause les libertés, d’organiser la fragmentation sociale, de désigner des groupes sociaux entiers comme boucs émissaires de l’insécurité.» Le ton est donné. D’autant plus que «rien ne peut justifier qu’un nombre croissant de nos concitoyens se trouvent placés en situation d’illégalité pour vivre, de travailler dur pour se retrouver menacé par la pauvreté, d’être en situation de risque dès qu’il s’agit de défendre ses droits.»
L’appel passe ainsi au crible tout ce que le pouvoir sarkozien piétine: les valeurs républicaines, l’effectivité de la démocratie, la mise en avant de crises bien réelles -écologiques, sociales, financières- qui servent d’alibi à la régression des droits. Et de pointer, encore, le dialogue social bousculé voire réduit à une formalité, le mouvement associatif sommé de souscrire à une logique marchande d’appels d’offres, les collectivités territoriales menacées d’un retour de la tutelle (substitution d’office pour imposer la vidéosurveillance)… En clair, une démocratie privée d’oxygène, couplée à une véritable xénophobie d’Etat. Il n’est que de rappeler la traque des sans papiers, le durcissement incessant des conditions d’accès au séjour, les tests ADN, la propagande nauséabonde sur le thème de l’«identité nationale» étatisée, les encouragements à la délation, le ciblage des «délinquants de la solidarité»…
La liste, terriblement exhaustive, n’en finit pas. Viennent le fichage de millions de citoyens, la systématisation du recours à la vidéosurveillance, le développement des techniques de traçage tissant une société de la surveillance et du soupçon. La justice soumise à des pressions croissantes; les missions de la police dévoyées, instrumentalisées à des fins très éloignées des principes républicains. Sans compter, par un jeu de «réformes» successives, les services publics mis en pièces et, entre autres, les bases du pacte social livrées à un véritable travail de sape: protection sociale, retraites, cohésion territoriale en ligne de mire…
Parions que ce pacte trouvera un écho sans précédent, tant la République est en danger!
L’appel passe ainsi au crible tout ce que le pouvoir sarkozien piétine: les valeurs républicaines, l’effectivité de la démocratie, la mise en avant de crises bien réelles -écologiques, sociales, financières- qui servent d’alibi à la régression des droits. Et de pointer, encore, le dialogue social bousculé voire réduit à une formalité, le mouvement associatif sommé de souscrire à une logique marchande d’appels d’offres, les collectivités territoriales menacées d’un retour de la tutelle (substitution d’office pour imposer la vidéosurveillance)… En clair, une démocratie privée d’oxygène, couplée à une véritable xénophobie d’Etat. Il n’est que de rappeler la traque des sans papiers, le durcissement incessant des conditions d’accès au séjour, les tests ADN, la propagande nauséabonde sur le thème de l’«identité nationale» étatisée, les encouragements à la délation, le ciblage des «délinquants de la solidarité»…
La liste, terriblement exhaustive, n’en finit pas. Viennent le fichage de millions de citoyens, la systématisation du recours à la vidéosurveillance, le développement des techniques de traçage tissant une société de la surveillance et du soupçon. La justice soumise à des pressions croissantes; les missions de la police dévoyées, instrumentalisées à des fins très éloignées des principes républicains. Sans compter, par un jeu de «réformes» successives, les services publics mis en pièces et, entre autres, les bases du pacte social livrées à un véritable travail de sape: protection sociale, retraites, cohésion territoriale en ligne de mire…
Parions que ce pacte trouvera un écho sans précédent, tant la République est en danger!
Sébastien Pouilly
Travailleur Catalan (voir lien)
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