souvenirs.... souvenirs

Publié le par jacqueline66

Souvenirs, souvenirs……

 

Une amie qui vient de lire Atelier 62 de Martine Sonnet qui est l’histoire d’un forgeron de Renault Billancourt et de sa famille, me fait part de ses souvenirs, elle qui a travaillé longtemps chez Alsthom à Saint Ouen.

Elle se souvient :

Les chaudronniers (choumaks) de l’Alsthom ne parlaient pas de leur travail en rentrant chez eux mais comme j’étais « un copain » je participais aux fêtes et anniversaires et les raccompagnais chez eux, à tour de rôle suivant les dates …

Evidemment les amortisseurs de la 4 L en prenaient un coup (des malabars pesant le quintal …) mais j’avais l’honneur de connaître femme et enfants à qui je racontais les splendeurs du métier du chef de famille. Ils en étaient éberlués et demandaient que je revienne pour raconter mes admirations et partager avec eux les photos et enregistrements sur magnétophone pris sur le tas.

Hallucinant !! Même maintenant, les enfants (50 ans) en sont restés marqués….

Par contre, mon aide à domicile issue de la région du Perche comme Martine Sonnet, se rappelle des hommes qui allaient travailler chez Renault. Son père n’y est pas resté longtemps, mort à 52 ans. Pas vu la retraite …..Trop dur …

 

Et pour terminer, mon amie me livre son « inventaire de fin de carrière » (nous avons à peu près le même âge) :

 

Je suis comme une vieille guimbarde qui a trop roulé et encore elle a de la chance, en allant à la « casse » on risque de trouver des pièces de rechange. Moi, pas …. :

- le châssis est déglingué, les cardans n’en veulent plus, le radiateur fuit, ou plutôt les durites fuient.

-les amortisseurs sont à plat, la carrosserie cabossée par des marches arrières intempestives pour se garer.

 

Par contre, la direction est bonne, le moteur tourne rond et les freins sont fulgurants, l’éclairage et les essuies-glace permettent le déplacement sur de courtes distances, moyennant quoi, je peux faire mes courses (pas trop loin et avec le secours du caddie du supermarché qui me sert de déambulateur).

Et pour remonter les courses avec mes escaliers (30 marches) avec mes genoux (cardans usés) j’ai plein d’aides bénévoles qui me montent mes paquets jusqu’à la porte.

C’est ça l’occase, plus côté à l’argus. A vendre en l’état !

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

                                              

 

           

           

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Publié dans Histoire

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